Générateur de llms.txt : le fichier en dix secondes, et la vérité sur ce qu’il fait
Tapez l’adresse de votre site. L’outil lit votre plan du site, puis le titre et la description de vos pages, et écrit le fichier au format de la proposition llmstxt.org. Rien n’est inventé : chaque ligne vient d’une balise de vos pages.
Une chose avant de commencer. Au 17 octobre 2026, aucun moteur d’IA n’a confirmé lire ce fichier, et les relevés de journaux de serveurs montrent que leurs robots le demandent très rarement. Il ne coûte rien et ne nuit pas. Ce qui compte pour être cité est ailleurs : les sources sont plus bas.

Adrien Asselineau
Consultant SEO depuis onze ans, éditeur de Suiko
Pourquoi un outil pour un fichier qui ne sert presque à rien
On me demande le llms.txt presque à chaque mise en route depuis un an. La réponse honnête tient en une phrase : à ce jour, personne n’a montré qu’il change quoi que ce soit à la façon dont ChatGPT, Gemini ou les aperçus IA de Google citent un site. Les relevés de journaux de serveurs publiés en 2026 comptent les demandes de ce fichier par dizaines, contre des milliers pour robots.txt, et l’analyse de SE Ranking sur 300 000 domaines ne trouve aucun effet sur les citations.
Alors pourquoi cet outil ? Parce que la question revient, que le fichier ne nuit pas, et que le produire a un effet secondaire utile : il met sous vos yeux les titres et les descriptions de vos quarante pages principales, tels que les robots les lisent. C’est souvent là que l’on découvre une description de 2019 ou un titre en double. Dix secondes pour le fichier, dix minutes pour cette relecture.
Ce qui fait citer une page, c’est autre chose : répondre à la question dès les premières lignes, avec des faits datés et sourcés, sur une page que Google classe déjà. C’est le travail de fond que Suiko fait faire aux rédacteurs, avec un score et une base de connaissances. Le fichier, lui, prend dix secondes.
Ce que l’outil lit, et ce qu’il ne fait pas
Votre plan du site
L’outil lit le robots.txt pour trouver le plan du site, puis le plan lui-même, jusqu’à 400 adresses. S’il n’y en a pas, il part des liens de la page d’accueil. Il lit ensuite jusqu’à quarante pages, les moins profondes d’abord, réparties entre les sections.
Vos balises, rien d’autre
Le nom du site vient de la balise og:site_name ou du titre de l’accueil, le résumé de sa méta description, chaque ligne du titre et de la description de la page. Aucune IA n’intervient : si une page n’a pas de description, la ligne n’en a pas.
Un fichier à relire
Les sections suivent vos adresses (blog, produits, outils…). Les descriptions sont celles de vos balises, parfois anciennes. Relisez-les avant de déposer le fichier à la racine du site, et profitez-en pour corriger les balises elles-mêmes.
Aucun cookie, aucun traceur : votre email part dans ma boîte et nulle part ailleurs. Le site lu n’est pas conservé.
Le llms.txt, en huit questions
Ce qu’on me demande sur ce fichier, avec les sources, datées, pour que vous puissiez vérifier.
C’est quoi, un fichier llms.txt ?
Un fichier texte au format Markdown, déposé à la racine d’un site, qui décrit le site aux assistants d’IA : un titre, un résumé en citation, puis des sections de liens avec une ligne par page. C’est une proposition publiée le 3 septembre 2024 par Jeremy Howard, cofondateur d’Answer.AI. Ce n’est pas un standard : aucun organisme ne l’a adopté, et seul le titre est obligatoire dans le format.
Les IA lisent-elles vraiment ce fichier ?
Très rarement, d’après les relevés publiés. Une étude sur 83 sites pendant 12 semaines (avril à juillet 2026) compte 7 lectures du llms.txt par le robot d’OpenAI contre 3 990 du robots.txt, 9 contre 3 120 pour celui d’Anthropic, 0 contre 775 pour Perplexity ; seul le robot de Meta le lisait davantage. Un relevé sur un seul site (août 2026) compte 4 lectures en vingt jours pour Google, Anthropic et OpenAI réunis, contre 1 150 du robots.txt. Aucun de ces éditeurs n’a confirmé s’en servir.
Le llms.txt aide-t-il à être cité, ou à se classer sur Google ?
Rien ne le montre. SE Ranking a analysé près de 300 000 domaines (15 octobre 2026), dont 10 % ont un llms.txt, et conclut que le fichier n’a aucun effet mesurable sur la façon dont les IA voient ou citent un contenu aujourd’hui. Côté Google, John Mueller a expliqué en juin 2026 que ces systèmes ne peuvent pas, par construction, se fier à un fichier auto-déclaré pour choisir entre des sites, et n’y voit qu’un usage possible pour un agent déjà sur votre site.
Alors pourquoi en faire un ?
Trois raisons honnêtes. Il ne coûte rien et ne nuit pas. Il peut servir à un agent déjà sur votre site pour s’y repérer, l’usage que Google lui concède. Et le produire vous met sous les yeux les titres et descriptions de vos pages principales, ce que les robots lisent vraiment, et où les vieilles balises se voient tout de suite. Si vous le faites pour une autre raison, méfiez-vous de qui vous l’a vendue.
Où placer le fichier, et comment vérifier qu’il est en ligne ?
À la racine du site, à l’adresse https://votresite.fr/llms.txt, encodé en UTF-8, servi comme texte brut. Déposez-le avec les autres fichiers du site (le robots.txt est au même endroit) ou via votre CMS : la plupart des extensions SEO de WordPress savent le faire. Pour vérifier, ouvrez l’adresse dans un navigateur : le texte doit s’afficher tel quel.
D’où viennent les lignes du fichier généré ?
Du plan du site (sitemap.xml, trouvé via le robots.txt) pour la liste des pages, puis de chaque page lue : la balise title ou og:title pour le libellé, la méta description pour la ligne qui suit. Le nom du site vient de og:site_name ou du titre de l’accueil. Les sections reprennent le premier segment de vos adresses. L’outil lit au plus quarante pages ; sur un gros site, complétez à la main les sections qui manquent.
Et le llms-full.txt, les versions .md des pages ?
La proposition suggère aussi de publier chaque page en Markdown à la même adresse suivie de .md, pour qu’un agent lise le texte sans le HTML. Le llms-full.txt, qui met tout le contenu du site dans un seul fichier, est une convention apparue ensuite dans des documentations techniques ; la proposition ne le décrit pas. Les deux demandent du travail pour un bénéfice que personne n’a mesuré. Je ne les recommande pas aujourd’hui.
Que faire pour être cité par les IA, alors ?
Ce que les pages citées ont en commun : elles répondent à la question dès les premières lignes, en phrases simples, avec des faits datés et sourcés, et Google les classe déjà bien sur la requête. Pour voir qui est cité aujourd’hui sur vos mots-clés, le vérificateur d’AI Overview est à côté. Pour que vos faits restent justes dans le temps, c’est le rôle de la base de connaissances dans Suiko.